Catégories
Poésie

Quand tu prolonges la contemplation

Quand tu prolonges la contemplation d’une rose
qui blessa un mur, et que tu te dis :
j’ai un espoir de guérir du sable /
Ton coeur verdit.

Quand tu accompagnes au cirque une femelle
telle une icône dans une belle journée,
et que tu te convies tel un hôte à la dance des chevaux /
Ton coeur rougit.

Quand tu dénombres les astres, que tu trompes après le treizième,
et que tu dors comme un enfant
dans le bleuissement de la nuit /
Ton coeur blanchit.

Quand tu avances et que tu ne trouves pas le rêve
marchant devant toi telle une ombre /
Ton coeur jaunit.

Traduit du recueil « Comme des fleurs d’amandier ou plus loin » de Mahmoud Darwich.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *